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« Enregistrer le son, c’est prélever des émanations de manifestations actives du monde dans la volonté de les faire siennes, de les introduire en soi, voire de les ingurgiter. C’est ce désir d’appropriation qui guide le geste d’enregistrer. Il opère pourtant, dans le même temps, une destruction de l’objet désiré, en tout cas engage sa restructuration en un autre objet, un autre objet de désir. Réduction, transformation, transfiguration involontaire du son, la technologie actuelle ne me permet pas mieux. Mais je n’ai pas de raison de freiner mon action… En traitant le son, en le mixant, je fais acte de réécriture d’un réel, en toute conscience, je me joue de lui (...) »
Daniel Deshays, Pour une écriture du son, Paris, Éditions Klincksiek, 2006
Daniel Deshays est responsable de l’enseignement du son à l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT); il a fondé l’enseignement du son à l’École nationale supérieure des beaux-arts (ENSBa).
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Dernière mise à jour : ( 26-01-2007 )
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