Notre chambre pour hôtes se situe dans la maison familiale, au coeur du village de Lacuisine. C'est une spacieuse maison ancienne rénovée dans les années 50.
Jardin clôturé, avec parking privé. La Semois coule à 300 mètres. Base idéale pour les randonnées dans les plus grandes forêts de Belgique, pour les amateurs de festivals d'été (Chiny, Chassepierre, Rossignol, etc.), de descentes en Kayak, de nature et de calme.
La maison est située à 3 km de Florenville et 5 km de la France, entre Chassepierre et Chiny.
Nous n'acceptons pas d'animaux (sauf poissons rouges). Maison non fumeurs.
Voici quelques suggestions
Fêtes et Festivals
Grand feu - mars, Lacuisine, et d'autres dans les environs (marque la fin de l'hiver)
Fête du chocolat, Florenville
Carnaval de Florenville
Festival du conte de Chiny
Brocante de Lacuisine
Académie d'été de Neufchâteau, Libramont
Festival International des Arts de la Rue de Chassepierre - 3ème WE d'août
Fête du pain - septembre, Lacuisine
Fête de la patate - Florenville, octobre
Festival du jazz à Rossignol
Musées
Les Musées Gaumais à Virton
Musée Rimbaud à Charleville Maisières
Ligne Maginot
Sites à Visiter
Bouillon
Bastogne
Sedan
Montmédy
Abbaye d'Orval
Basilique d'Avioth
Nature (cartes détaillées pour randonnées à votre disposition)
Le Domaine des Epioux
Forêt d'Anlier, de Chiny
Forge du pont d'Oye à Habay la Neuve
Muno, (Ravel)
Réserve naturelle de Torgny
Kayak, descentes en barque, pêche, ski de fond.
Un peu d'histoire de la région
Le village de
Lacuisine et de
Martué (600 habitants), à l'orée de la
Gaume, se situe à 4 km de
Florenville et 25 km de
Virton.
La Lorraine belge est divisée en deux par, à l'est, le pays d'Arlon (25% de la surface, dialecte germanique) et, à l'ouest, le pays gaumais de dialecte roman. Quant à l'étymologie de Lacuisine, la "Quisine" signifierait un bois. On dit que le village était un relais de chasse des contes de Chiny,...
La région est adossée au versant sud de l'Ardenne, au pied du revers de la première cuesta, petites collines formées ici par la Semois.
Les Gaumais, au dire des Ardennais seraient « faux, fins, filous », tandis qu'eux-mêmes seraient « forts, fiers, fidèles »...
On ne manquera pas de parler du micro-climat : on pourrait mieux l'apprécier du côté de Torgny, là où l'on cultive des vignes. Il est dû à plusieurs facteurs :
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Nous sommes plus bas que l'Ardenne dont les hauteurs et les massifs forestiers nous protègent des vents du nord
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Nous sommes loin de la mer
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Les sols sont sableux sur un sous-sol calcaire, donc aérés et plus vite secs
Nous dirons donc que nous somme en "Gaume d'azur", la Provence, le Midi belge !
Pour l'anecdote, les habitants de Lacuisine sont les « tordus » et ceux de Martué les « marticots » (singes).
La source de la Semois se trouve à Arlon où elle alimentait jadis les thermes romains. Elle se jette à Monthermé (Semoy). Son lit est composé de marne (calcaire et argile) de l'époque secondaire (Rhétien et Hettangien, - 25O MA). Avant d'arriver ici, elle fait un détour par l'Ardenne en contournant Chiny, revient en Gaume pour repartir cette fois, après Sainte-Cécile, en Ardenne. Elle serpente, se contorsionne, ainsi sur 198 km (80 km à vol d'oiseau).
Le moulin-scierie du XVIIIe ayant appartenu à Marie-Thérèse d'Autriche (Habsbourg) a cessé de fonctionner en 1971, classé en 1949.
Les matériaux de prédilection de la région sont :
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L'ardoise provenant d'Herbeumont (La Morépire) ou de Martelange
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Au Sud-Ouest (Torgny), on trouve les tuiles canal (romaines)
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Les moellons de calcaire gréseux du jurassique (secondaire, -190 MA) aux tons jaunes (macigno ou « Gaize » , grès tendre calcaire du Bassin parisien à base de spicules d'éponges) sont les plus employés. On les appelle aussi « pierres de France ». Ces grosses pierres assurent la fraîcheur en été et conservent la chaleur en hiver
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Les calcaires sinémuriens (plus proches de l'Ardenne) contiennent du sable et du calcaire, ils seront plutôt taillés (quoique nos scies actuelles peuvent en venir à bout) et les calcaires bajociens peuvent être sciés (plus lointains de l'Ardenne et sans sables)
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Les murs sont recouverts d'un badigeon à base de chaux et de sable plus ou moins coloré (ocre, blanc cassé), protégeant la pierre friable, aux joints perméables.
N.B.: jusqu'au XXème siècle la brique est absente.
La forêt de Chiny que nous apercevons sur l'autre rive abrita des loups jusqu'en 1880, des ours (VIe siècle), des lynx et des aurochs. Le cerf y a été introduit en 1880. A propos du loup, les « primes aux loups » lui ont été fatales : en 1883, 100 francs pour un loup, 150 francs pour une louve pleine, 50 francs par tête de louveteau. Il se serait maintenu jusqu'en 1905. Les cerfs et les chevreuils ne « reprirent du poil de la bête » qu'après sa disparition. Ils ont, dans leur comportement actuel, des réflexes de défense liés à son ancienne présence (par exemple, le faon ne bougera pas lors d'une approche, il restera couché). En 1850, les forêts étaient pratiquement toutes anéanties par les prélèvements de bois nécessaires à la fabrication du charbon de bois pour les forges. La résurrection des forêts, notamment en chênes, n'a été possible que parce que les loups se sont maintenus jusqu'en 1905, les protégeant de l'appétit des cerfs. On dit ici que « le sanglier découd, le cerf troue ». On dit aussi « le chirurgien pour le sanglier, le croque-mort pour le cerf »!
Arduina (terre forestière intérieure, montagneuse, difficile d'accès, d'où le mot « ardu ».
Vu la mise en péril de la forêt à l'époque des maîtres de forges dans le Duché de Luxembourg pour leurs besoins en charbon de bois (44 tonnes/an de bois pour la platinerie de Chassepierre), l'archiduc Albert et l'archiduchesse Isabelle n'autorisèrent, en 1617, qu'une coupe tous les 80 ans. Au XVIIIe, sous Marie-Thérèse d'Autriche, les industriels obtinrent une révolution de trente ans.