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Christine Van Acker (résidence au Pont d'Oye)

En août 2008, Marie-clotilde Roose, Seydi Sow, Alain Hélissen, Anne Schmitt, Vinciane Moeschler, Alain-Georges Leduc, Lucien Noullez , Florent Couaco (absent sur la photo) et moi-même étions heureux de pouvoir pouvoir bénéficier  d'une résidence d'écriture au château du Pont d'Oye.

Ce jour-là, Juliette Nothomb était venue nous rejoindre pour participer à l'une de nos activités gardée secrète jusque là...

 rsidence pont doye 2008

 Tout ça ne nous a pas empêchés d'écrire et, pour ma part,  d'y terminer l'écriture de

 "Où sommes-nous ?"

 à paraître chez Luce Wilquin, en septembre 2010

Alain Hélissen (le barbu à ma gauche)  y a terminé l'écriture de "On joue tout seul", Edtions Corps Puce, ISBN 2-3581-031-0

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Alain nous a confié les premières lignes de son carnet de bord :

 

Chronique du Pont d’Oye

Avant-propos

La scène se passe au château du Pont d’Oye, situé en Belgique, dans la province de Luxembourg. Neuf écrivains ont été sélectionnés par un jury d’hommes de lettres pour bénéficier d’une résidence de 19 jours dans ce château. Du 11 au 29 août 2008, il leur est demandé de poursuivre un chantier d’écriture en cours. Aucune autre contrainte, chacun travaillant selon son rythme et son envie.

Parmi les 9 résidents, quatre belges, deux africains, une luxembourgeoise, deux français. L’un d’entre eux, Alain Helissen – du camp français –, a tenu un journal pendant son séjour. Il a accepté de nous le livrer pour qu’il soit publié sous forme de feuilleton. Nom de code : Chronique du Pont d’Oye. L’auteur demande l’indulgence de ceux ou celles, parmi ses compagnons de résidence, qui se sentiraient atteints dans leur amour propre à la lecture de cette chronique publiée sans aucune modification par rapport à sa rédaction originelle.

11 août 2008

Me voilà en résidence d’écrivain. Qu’est-ce encore que cette dénomination saugrenue ? L’écrivain, vous vous en doutez, passe beaucoup de son temps à écrire. Il le fait généralement chez lui ou dans son lieu de prédilection, bistrot, train, avion… C’est une activité essentiellement solitaire. Alors, pourquoi l’inviter à venir écrire dans une résidence choisie avec d’autres de ses pairs, en lui demandant d’œuvrer, dans le présent cas, pendant 19 jours ?

J’ai, bien sûr, sauté sur l’occasion offerte d’une disponibilité totale à l’écriture, trop rare pour être dédaignée.

Et me voilà écrivain en résidence d’écrivain dans un château en Belgique, le château du Pont d’Oye qui fut la propriété de la famille Nothomb, dont Amélie, la romancière à succès, est l’une des descendantes directes.

Tout de même, je ne peux m’empêcher de me poser des questions. À commencer par celle-ci : pourquoi sortir l’écrivain de son cadre de travail habituel, de sa clandestinité en quelque sorte, pour lui proposer d’écrire en résidence, certes dans l’isolement d’une chambre ou de tout endroit qu’il se sera choisi, mais en ayant le souci de braquer les feux sur lui pendant ce séjour où il lui est demandé de fournir des extraits de son travail soumis au public lors de 3 soirées programmées ? Pourquoi, d’une certaine manière, montrer – exhiber – l’écrivain « en exercice » plutôt que « montrer » ses livres ? Pourquoi, d’autre part, le mélanger avec quelques uns de ses pairs dans une « promiscuité » plus ou moins imposée ? À trop s’intéresser à sa personne, ne court-on pas le risque de reléguer au second plan l’œuvre littéraire ?

Pour ceux qui désireraient connaître la suite, elle paraîtra dans la revue Diérèse prochainement. Renseignements chez Alain Hélissen

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