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ICI

"Nous ne sommes pas d'ici. S'il est une chose assurée ici-bas, c'est au moins celle-là : quelque chose nous manque, que nous ne savons pas, dont il nous semble parfois entendre l'appel, au loin. Là-bas, , passé la ligne d'horizon, derrière les montagnes ou au-delà des mers, commencent d'autres mondes, effrayants et splendides, où apaiser notre soif, des ailleurs qui ne s'épuiseraient pas, aussitôt qu'abordés, en un nouvel "ici", où oublier l'ordinaire des jours, le tic-tac des horloges, s'ouvrir à l'inconnu- et l'inconnu en soi..."         ( L'inextinguible soif d'ailleurs, Michel Le Bris, Le Point références- Ces voyages qui ont changé le monde- Sept-oct. 2014)

 

ici couverture 

Ici est paru le 7 mai 2014 aux éditions du Dilettant
 
 
A propos de l'auteur 
Télévision : 
Un livre, un jour, France 3, le 26 juin  2014
Livrés à domicile, le 9 juin 2014, RTBF
JT  TV-Lux
 
Radio : 
 Le Masque et la Plume, sur France Inter le dimanche 17 août 2014 (à 26'15") :http://www.franceinter.fr/emission-le-masque-et-la-plume-les-livres-que-lon-peut-lire
 
 Sophie Creuz sur Music 3, RTBF : 
 
La librairie francophone, le 21 juin 2014 : 
 
Entendre un extrait lu par l'auteur : 
 
la libraire delancourt  martine rivire
A la librairie d'Elancourt
pax liege mai 14
 
Librairie Pax, Liège
 

Ici, l’« Ici » majuscule de Christine Van Acker, n’est pas le « là » de tout
le monde, un lieu-dit parmi d’autres, c’est son lopin d’élection. Un
village à l’écart où elle réside dans l’ancien « café de la jeunesse ». En
rupture de ville, elle a choisi la campagne pour passer de l’urbanisme
à l’urbanité, de la grisaille planifiée à la bienveillance spontanée,
du dernier cri aux gens du cru. Ce qu’elle nous dit là d’Ici est un
herbier d’impressions émues, une collecte de sentiments vifs et saillies
brèves éprouvés par un couple de citadins immergés dans une ruralité
accueillante. Un couple, néanmoins toujours entre deux mondes, pris
entre les visites de ceux de « là-bas », la ville au loin, et la découverte
de ceux d’Ici, devenus la fratrie quotidienne. « Chez ces gens-là », on
ne triche pas trop, on « se balade peu », on rend service, on boit dru et
on pisse raide, on vit selon. Il y a Albert qui chôme comme il respire,
la horde des « barakis » repliée dans son repaire barbare, les voisins, les
arbres, le ciel, le cimetière et les sentiers. Il y a même « la descente de
la mort qui tue ». Mais l’hôte majeur, c’est le temps et cette quatrième
aiguille, figée, de l’horloge : l’ennui. Car, qu’on le veuille ou non,
l’ennui est à la campagne ce que le stress est à la ville, et Christine
Van Acker, au fil de ces feuillets regroupés d’une néorurale, se livre
à une patiente analyse de la perception du temps : « grosse bouchée
qui ne veut pas passer », cette « pelote que même le chat ne remarque
plus », le temps collé à la tempe pour la « roulette russe d’une journée
à vivre, ou non ». Alors bienvenue « Ici » où « nul ne pourrait dire qui,
du vivant ou du mort, est le voisin de l’autre ».

Nouvel Observateur, 19 juin 2014 :  nouvel-obs-19-6-14-1.pdf209.05 Ko

Lecture d'Ici à la librairie Pax (Les Parlantes), le 4/03/2015 

parlantes 12parlantes 18

livre hebdo

matricule des anges mai 14

 

ici parisien

 copie avenir ici

Michel Paquot, l'Avenir du 9 mai 2014

ici lire

 ici carnet

Le carnet et les instants, juin 2014

echo 06014

          L'Echo, 28 juin 2014  

le soir capture                  

Le Soir, le 12 juillet 2014  

la tribune de genve         

      La tribune de Genève, septembre 2014

le soir - ici capture dcran 2015-01-05  10.00.02                                                                                                                         

 

ICI, c’est chez moi !

L’adverbe ici sert à désigner un lieu. Mais pas n’importe lequel ! Celui où se trouve la personne qui parle. Comment, lors de le Deuxième Guerre mondiale, débutait l’émission de la BBC diffusant des messages à l’intention de la résistance intérieure française ? Par cette annonce : « Ici Londres… Les Français parlent aux Français. »

« Ici Londres… », ça disait à fois : c’est nous et… on est à Londres !

Dans son livre intitulé Ici, Christine Van Acker nous parle du lieu où elle, elle est : un petit village de Gaume qu’elle a fait sien.

Y fait-elle, elle aussi, de la résistance ?... Non ! Elle, fille de batelier, elle y a jeté l’ancre. Élu domicile. Elle s’y est posée. Et elle se bricole, vaille que pousse, des racines… Quand on n’en a pas et si on en veut, il faut bien commencer par… le commencement ! Par se planter quelque part. Et y rester. Le temps de sa vie, puis celui de sa mort…

Dans la chronique consacrée au cimetière – une des plus belles, et drôle et grave à la fois –, elle exprime bien cette idée de faire souche. Je la cite : « Depuis [notre installation], à chacune de nos escapades loin d’Ici, nous nous interdisons de mourir de peur d’être mal logés. C’est Ici qu’il faudra que nous passions. Le chemin nous paraîtra moins long et l’éternité moins inutile. »

Vous aurez noté que l’Ici de Christine Van Acker n’est pas un ici ordinaire : il prend une majuscule. Et il la prend tout au long des quarante et quelques chroniques. Tout au long des jours et des travaux, et des allées et venues, et de la relation qu’elle nous fait de la vie comme elle va dans ce village-là…

Avec la majuscule, l’adverbe ici est transformé. Augmenté. Il devient comme le nom d’un lieu, un nom propre. Et Christine Van Acker le répète à l’infini, cet Ici… C’est Ici, dans ce lieu qu’elle a décidé de vivre, d’avoir lieu. Elle l’écrit, le décrit.

Et – chemin faisant – elle devient d’Ici. Et ce lieu devient le sien.

Ici, Christine Van Acker, édition Le dilettante. Le carnet des Ardennes, Jean-Paul Vasset

 

Peut-on s’emmerder à la campagne ? Surtout quand a fait le choix de s’y retirer et changer de vie ? Christine van Acker, citadine, vient de poser ses valises dans le “trou du cul du monde”, tout au bas de la carte de la Belgique, un village ordinaire et comme les autres sauf qu’il est Ici et pas ailleurs. Les enfants descendent à vélo la côte de la mort qui tue, Galuchet brûle les portes de sa maison un soir d’éthylisme, les vieux vont à la messe chercher, dans les épaisseurs de l’invisible, l’écoute qui leur fait défaut ; les chiens tirent sur la laisse en attendant la chasse, Kevin sera fonctionnaire bientôt et partira là-bas chercher le travail qui n’a de cesse de s’enfuir toujours plus loin de nos villages, tels les aurochs ou les bisons de nos ancêtres nomades.   

 

En attendant le travail et les manifestations plurielles de l’ennui, notre chroniqueuse inventorie, avec un humour baigné de poésie, les manières d’y échapper en “reprenant les chemins d’Ici” – à la façon de Rimbaud –, en usant les petits riens qui font l’ordinaire des jours. Il suffit de s’ennuyer parfaitement, de regarder les touristes passer, de faire son bois, d’acheter ses vêtements en ligne, de vivre au rythme des cloches, de contempler, si besoin, son horloge un jour de pluie. Le plaisir supérieur est d’accueillir les citadins venus du Nord et d’ailleurs, qui vous demandent si vous vous plaisez bien Ici ? Comment s’ensauvager, s’acclimater à ce coin paumé loin de tout, des soins d’urgence et des manifestations de la culture ? Peut-on s’emmerder à la campagne ? Oui, répond la transplantée, qui cueille les salades encore vivantes de son jardin comme un carnet à spirales où les mots justes font mouche. Etre sur le banc de touche un moment, ne plus jouer, attendre que le matin, l’après-midi et le soir se succèdent pareillement chaque jour, aller se coucher dans l’espoir que ça s’arrête, qu’un rêve donne encore l’illusion d’être en vie ?

 

Vivre à la campagne aujourd’hui, c’est sans doute accepter le silence et le regard des autres, loin du stress des villes tentaculaires, mais proche de soi, du tic tac des saisons retrouvées. A la campagne tout prend du temps, cette grosse bouchée qui ne veut pas passer, même le beau temps à venir après l’hiver, où la solitude se prend à bras-le-corps, se presse contre notre poitrine. Peu importe, si l’on a fait le choix de vivre Ici, loin de là-bas,de l’autre côté de la civilisation. Jean Tardieu, cité à la rescousse, nous rappelle qu’Il n’y a aucun lieu ici ni ailleurs. Ici n’existe pas. Ailleurs n’est pas. Alors que faire en attendant ? Se réjouir d’avoir fait son nid quelque part au bout du monde, Ici, pour se sentir moins éloigné de soi-même : C’est Ici qu’il faudra que nous passions. Le chemin nous paraîtra moins long et l’éternité moins inutile.         

 

Frédéric Chef, Le salon littéraire, 10/05/2014

 

pdfici christine van acker - benzine magazine.pdf871.99 Ko

 Dans Babélio : « Ici » n'est pas un roman : il n'y a pas d'intrigue ! C'est juste un herbier d'impressions d'une citadine qui a choisi de vivre à la campagne. « Ici », c'est presque chez moi, c'est la Lorraine belge, région géographique, et la Gaume, région culturelle ; autrement dit la jungle, le trou perdu du sud, la partie oubliée de la région wallonne. C'est le pays qui n'existe pas, loin du stress, de la vie trépidante et des bouchons de la capitale. Qu'on y est bien ! Et c'est là que l'auteure a décidé de s'installer après avoir quitté la ville. Mais non, Christine, on ne « s'emmerde » pas à la campagne et on n'écrit pas pour passer le temps ! le temps, on le prend à vivre, à redécouvrir l'essentiel, le vrai visage de la ruralité tranquille bercée par le rythme des saisons. J'ai beaucoup apprécié les chapitres flashs de ce récit agreste, tellement vrais, lus sous la frondaison renaissante de mon noyer quarantenaire. Ici, on prend encore le temps de lire en écoutant l'herbe pousser !  Lien : http://leoalu2.blogspot.com

 http://marie.mainville.over-blog.com/article-christine-van-acker-ici-123525142.html

                                         ***

"Pour qui sait y faire, note l’auteur, la campagne réunit les conditions favorables à l’épanouissement
d’un bel ennui. » On s’ennuie peut-être Ici, mais pas là, en savourant ces excellentes chroniques
de la vie de province, des riens souvent drôles. Et si la vie est plus lente, loin de la ville, on profite
d’une veillée, du coup de main des voisins pour rentrer son linge, on regarde passer les voitures et
les touristes. Il faut cultiver notre jardin, Ici et maintenant."
Jean-Noël Leblanc ,Le journal du centre, 05/14

 

                                        ***
dimanche 15 juin 2014
Édition(s) : L'Est Eclair

"Le Ici de l'auteur représente un lieu bien particulier. Un lieu perdu dans la campagne
qui ressemble à toutes les campagnes. Isolé. Authentique. Avec ses habitants du cru dont le bon sens
rime avec racines, nature, travail. Bref, un endroit où elle a choisi de
vivre quand elle a été lassée de la ville. Dans un festival d'humour et de
bons mots, d'impressions et d'expressions, elle nous raconte
l'immersion d'un couple dans cette ruralité accueillante et c'est absolument délicieux. C'est le village, de
cent vingt âmes, que tout le monde a déjà visité avec envie ou avec effroi.
Comment peut-on vivre loin de tout ? Ce couple, qui a choisi ce petit bourg de Belgique pour y vivre sereinement,
cultive son jardin et l'amitié avec les voisins, se chauffe au bois, se mêle aux habitants lors de la fête du
village et prend plaisir, parfois, à regarder passer le temps. Non, les citadins reconvertis ne sont pas des sauvages.

Quand l'envie leur prend, ils montent dans leur voiture et vont au cinéma, au théâtre ou au concert
dans la ville voisine. Ils invitent aussi des amis qui s'extasient sur l'herbe verte, les arbres, et les grands espaces.
« Ils soulignent pour nous la subtilité des lumières automnales qui repeignent le paysage et réchauffent
les murs ocres de nos maisons. Ils mangent notre pain qui sort à peine du four. Ils savourent notre salade
fleurie. Ils admirent la spontanéité contenue de notre potager. Ils se font papillons et vont poser leur nez dans
le quartier des aromatiques. Ils s'en mettent plein la lampe, puis reculent, presque horrifiés : Ça prend du temps tout ça ! »  

Et tout ça est bien agréable à lire. 

                                                                                      ***

 

 

 

Les racines d'Ici sont profondément ancrées dans la région gaumaise, très au sud de la Belgique, en dessous de l'Ardenne aux forêts profondes.

Il y a quelques année, l'auteur a choisi de quitter Bruxelles pour habiter là-bas avec sa famille.

Ces chroniques ont pour point d'appui le postulat de Pierre Autin-Grenier qui a prétendu, lors d'un entretien avec un journaliste,

qu'il écrivait parce qu'il s'emmerdait à la campagne.

Comme Christine Van Acker avait la possibilité de disposer de l'une (la campagne) et parfois aussi de l'autre (l'ennui), elle a voulu vérifier par elle-même.

Ce livre pourrait être un manuel à l'usage des citadins dont les amis sont partis s'installer à la campagne.

Manuel aussi à l'intention des villageois qui ne comprennent pas toujours les motivations des citadins venus poser leurs valises chez eux.

Nous osons espérer qu'il permettra à tous de mieux comprendre leur départ, et comment un déplacement d'une petite centaine de kilomètres peut suffire pour changer

bien des choses à la vision que nous nous faisions des nôtres, et des autres.

 


C'est avec le plus grand plaisir que j'ai pris connaissance d'Ici, texte dont j'ai apprécié la générosité,
la qualité, l'humanité, et qui sait éviter un surcroît de nostalgie.Certes elle n'est pas moins, mais elle ne paralyse pas et n'est pas un obstacle à ce que le meilleur parti soit tiré de ce qui reste dans ces villages en voie de dépeuplement (vieillissement des populations, disparition des commerces et des services publics) pour que subsistent au moins la solidarité, l'entraide, et même l'amitié. Un premier lecteur

 

 Les avis des gens d'Ici :

 

A peine la lecture de ton livre terminée, il faut que je partage le plaisir que j’ai eu à le lire. Ca me rassure sur les sentiments que j’ai, ma perception d’Ici aussi.                                                        Du baume sur l’esprit… J’adore, encore,  encore ! On en parlera. A bientôt. Véronique

 

La sensation d'un moment enchanté,comme quand apparaît le générique d'un film qu'on a beaucoup aimé, qui a emporté, ému et fait rêver.
C'est un superbe livre, drôle, plein de tendresse pour l'humanité, émouvant, qui porte un regard très subtil sur les êtres et les choses, grave aussi
(la réflexion des dernières pages) et dont l'écriture est magnifique, riche dirais-je (pourtant, je ne dis jamais cela d'une écriture)
- et riche jusqu'au bout - et très juste aussi. Véronique Daine, Muno
 
J'ai lu   avec joie  et pleins de souvenirs "ICI"  .  
 Bravo  pour les descriptions  et la fine étude  car je suis  hors  d'ici  et reste de "là "
Très heureux de voir comment  ici ( se) comble un trou perdu!  René Incourt, Muno
 
Je suis dans Ici, c'est trop étrange ce regard d'autrui sur mon chez moi natal...Ca fait mal, souvent et loin dans mes ressentis et mes non-dits . Ton écriture est aiguisée, elle me touche beaucoup. Merci pour ces émotions et les réflexions qu'elles engendrent. Ariane Charrière, Watrinsart
 
Jolis fragments d'un monde à traverser avec ses mises en scène déjà prêtes à accueillir tous les autres magiciens, tous les autres mortels, tous les autres martiens.
C'est une tendre exploration de la palette infinie des émotions humaines parcourue avec ton regard, ton coeur, ton toi.
Nous avons adoré ce doux jumelage de deux univers proches et loin à la fois.
Tes mots jardinés avec humour et dérision sont agréablement parfumés aux épices du coin, ils n'en sont que plus goûteux.
Des mots... et pas que pour le dire mais surtout pour les vivre pleinement et tous ensemble.
PS. Ne t'inquiète pas ,j'irai fleuri votre tombe. Pascale Lambert, Muno
 
J'adore ton livre, avec ces histoires et méditations souvent si familières, si reconnaissable (c'est du français ça?), comme si c'était notre ressenti que tu évoquais - mais souvent aussi vraiment troublantes, étonnantes car quand même assez différentes de nos histoires, de nos expériences, de nos représentations.
Ce constat, cette notion de l'ennui par exemple - je n'y avais encore jamais consacré la moindre pensée!
Ce qui est certain: L... est un village hors du commun et nous vivons des choses exceptionnelles dans région aux confins des terres habitées.
J'espère pourvoir rester ici encore très longtemps.
Quel bonheur que de pouvoir partager ce ravissement! Je t'en remercie grandement. Liesbeth Vandersteen, Sapogne, France
 
 J'ai commencé dans ton livre 'Ici', c'est incroyable comme tu arrives à décrire ce bonheur de celui qui se rend compte que vivre à la campagne le rend beaucoup plus heureux que de vivre dans la grande ville. je me reconnais dans toutes les phrases, merci!!!!" Christine De Groot, Fontenoille
 
J'ai commencé le bouquin que Clo m'a offert "Ici" et c'est parfaitement ça ! c'est exactement le ressenti que j'ai eu en papotant avec les vieux et moins vieux quand j'habitais Lambermont (entre 1975 et 1981) et effectivement certains n'étaient pas allés plus loin que Libramont ou Bouillon !! sans pour autant les gêner...J'ai appris beaucoup dans ce village ! Daniel Cap, Lambermont
 
Christine, j'ai beaucoup apprécié ton recueil de textes "Ici" . Tu as su croquer, souvent avec humour, les ruraux et les citadins ! Textes courts que je peux utiliser en formation .. et ainsi permettre à d'autres personnes de te connaître. Je l'ai offert à une amie belge qui habite au sud de la France et qui a beaucoup aimé. Cécile Jancart
 
Et des autres : 
 
Le 9/12/2015
 
"Bonjour Christine,
 je vous envoie ce message de nos petites Pyrénées.
Lorsque j'ai travaillé sur votre ouvrage, Ici, pour Le Matricule des anges, mon coeur bondissait à chaque ligne.
Ici, c'était chez moi. Ici aussi on dit là-bas, pour parler de Toulouse, ou de Paris.
Aujourd'hui, c'est de là-bas que l'on veut transformer nos villages, nos rivières, nos montagnes.
Comme si nous étions un objet que l'on peut manipuler à souhait.
Alors, je quitte la plume, et je filme avec Vincent Barthe. http://continuite-ecologique.fr/moratoire-continuite-ecologique/
Merci pour Ici, ces chroniques m'apportent s'il est besoin, le souffle et la passion pour défendre l'Ici pour maintenant et pour demain !"
Virginie Mailles Viard

Du Mont Saint-Alban, 19 mai 2015

« Ici » souligne cette qualité rare d’une légèreté feinte pour « éventer » des choses si menues (dès lors essentielles !), des Riens, - sans choir dans l’écueil de la vacuité ou de la facilité -, à travers l’art éphémère du fragment, du copeau qui fait feu de tout bois. La langue est souple tel un roseau travaillé et tendu en arc dont la flèche acérée se retourne parfois, avec humilité et ironie, sur l’auteure. J’y ai aimé cet égrenage du temps, sa suspension dans la grande horloge astronomique comme son enracinement à la pointe des « Radis bleus » que vous cultivez avec tendresse ; vos hors temps mêlés à cette patience du détail, dans la description savoureuse d’un « peu quotidien* ». Aussi, votre audace à célébrer l’ennui, cet ennemi fatal de notre époque assoiffée du « faire » fébrile et permanent. Non, je n’ai rien oublié « Ici » : ce temps que vous avez ramassé pour moi, je le déguste encore à petites gorgées de rémanence. Cordiales salutations. »  France Elysées

 

*titre d’un recueil d’aphorismes et escarbilles dérisoires de Jacques Lacomblez

 
"Ce que j'ai aimé dans votre ICI, c'est la proximité de l'esprit de vos pages avec celui d'une très grande dame de chez nous, mais bien plus nordiste : Marie GEVERS. Vous témoignez, me semble-t-il, d'une même capacité à accorder de l'attention à ce que l'on voit pas - ou plus - parce que faisant partie de ce que l'on appelle : l'ordinaire. Oui, apprendre à réaccueillir l'ordinaire, à en déguster les couleurs et les nuances, voici ce que j'ai beaucoup aimé en votre ICI. Ce qui passe d'ordinaire inaperçu, mérite d'être re-trouvé. Puissiez-vous continuer à vous ennuyer confortablement en contemplant des petits riens, en les laissant vous enrichir autant que le font les mots qui vous portent et que, par vos livres, vous donnez à vos amis, même ceux que vous avez perdus de vue il y a très longtemps. Un livre n'est pas seulement relié; il relie aussi !" Jean-Paul Goovaerts
Bonjour Christine ! Je termine Ici que j'ai emprunté à la bibliothèque et commencé hier soir. Mmmm... Du coup je viens d'en commander 2 à mon libraire préféré, pour offrir et faire tourner. J'ai vraiment bcp aimé. L'ennui d'Ici (qui me manque souvent ces derniers temps d'ailleurs), le décalage, le rythme, les odeurs et les couleurs..., les gens... Catherine Blanjean
 
Viens de terminer ICI de Christine van Acker et est empreinte d'une douce rêverie et de tendresse, traversée par des souvenirs d'enfance, des réflexions poético-philosophiques sur le temps qui passe, le rythme de la ville en creux et le sens de la vie . Ami lecteur qui dans sa course effrénée hante parfois les librairies sans savoir quoi choisir, n'hésite pas un instant, offre-toi ce qui pourrait ressembler à une gourmandise et qui se révèlera être un solide repas qui te sustentera l'esprit pour les mois à venir, en particulier les après-midi pluvieux où tu t'ennuies. Depuis combien de temps n'as tu pas pris le temps de mâcher? Elsa Poisot
 
Quel tabac! Mais je ne peux qu'entériner ces chaleureux commentaires. J'ai passé un très beau moment de lecture. J'y replonge pour y picorer... Je suis très séduit par la sobriété et la résonance de ton écriture. Encore!! Luc Dumont, Liège
 
On a adoré ICI.....Quel village mouvementé ! Pire que Paris a tous points de vue .....Christine Goeme
J’ai BEAUCOUP aimé ton Ici. Tu fais fructifier l’héritage PAG à son meilleur degré de vinification, jamais mou, toujours le petit mordant mais jamais méprisant, toujours à belle hauteur d’humanité. C’est un beau livre dans la belle veine Dilettante Nicole Caligaris.

Je vois que ton livre a suscité de nombreux articles et devrait donc
t'apporter un beau paquet de lecteurs . Il le mérite. Je l'ai trouvé
joliment écrit, très agréable à lire. Avec la patte d'un vrai style.
Ce découpage en chapitres courts lui donne une excellente dynamique.
Et puis, ce thème  touche particulièrement le campagnard que je suis... Alain Hélissen
Merci pour ce délectable Ici, ses touches fines, son humour insidieux comme la pluie. Et ramenant l'envie d'une folle immersion en Son Ardenne d'un citadin confirmé.Jacques Lanotte
 
 Viens de vivre quelques jours chez P. et c'était moi la touriste qui dévorait des yeux émerveillés  fermes et champs*...ton livre ICI m'attendait chez moi. Je ne savais dans quelles essences j'allais pénétrer. Merci Christine! Un très bon livre à mettre entre toutes les mains calleuses ou non.Perlette Adler
 
Madame, Comme le hasard peut être surprenant ! Il y a quelques jours, j'ai fini la lecture de votre livre, "Ici". Je sens depuis qu'il me poursuit et me hante. J'ai quitté votre livre avec beaucoup de regret. Sans doute est-ce un désir de prolongation qui me pousse aujourd'hui à vous chercher sur la "toile". En vous trouvant sur Facebook, je comprend qu'aujourd'hui est le jour de votre anniversaire !!! Cela m'offre donc l'occasion de vous remercier (bien en-dessous de ma gratitude !!!) en vous souhaitant le plus bel anniversaire qui soit !!!! Laissez moi aussi vous dire à quel point votre livre est splendide et qu'il se dévoile au fil des pages avec la légèreté et l'élégance du naturel. Ce que vous dites de l'enfance, notamment, "nous avions en nous la source et la soif tout à la fois", m'a fortement impressionné !!!!! MERCI. BON ANNIVERSAIRE !!!!!!! Laurent Quoidbach.
 
Il est toujours en vitrine chez PAX à Liège. On y replonge comme on se choisit un apéritif, au soleil. Puis un petit café serré ou un thé blanc, si le soleil boude. Bref, on est séduit tant par le fond que par la forme. Quelle écriture sobre, légère, efficace, précise... Non, je n'en remets pas. Je me retiens. Luc Dumont
 
Je tombe sur ton adresse électronique au détour d'un transfert de mail par une amie et donc... je me permets ce petit message après avoir lu ton ouvrage "Ici"; juste pour te dire que je le trouve superbe, juste et savoureux. Un vrai régal. Vivant à la campagne, il a particulièrement bien résonné dans ma tête! Je partage totalement les avis des critiques du Masque et la Plume. Erik Morren
 
J'adore les atmosphères, l'humour, la tendresse, le sens du détail et celui de la litote. Sophie Le Rue
 
Un petit mot de votre bouquin que j’ai lu d’un trait, goulûment en rentrant me coucher. Je l’ai repris cet après-midi en bord de Meuse, au soleil, sous le chapeau de paille en savourant quelques morceaux de bravoure. Je suis papivore et avale essais et traités comme la baleine filtre son plancton ; la littérature d’aujourd’hui m’exaspère, pas votre petit traité de socio psychologie du vivre à la campagne, j’en dévorerais volontiers des centaines de pages. Merci de l’avoir si joliment écrit, surtout de l’avoir si lucidement pensé. 

J’ai relu « Ici », là-bas, savouré plusieurs pages à la petite cuillère. 

C’est  écrit dru,  pensé lucide, subtil. Pas vraiment ma vision de la campagne mais on s’en tape : cohérent, interpellant, désopilant. 

Ce n’est pas un roman, ce n’est pas un journal, ni même un confessionnal, ce n’est pas un pamphlet, mais un petit traité socio psychologique du vivre à la campagne à l’usage des Bruxellois blasés shootés au Namasthé. Ils ne vont pas aimer ; ça  parle vrai, ne tourne pas autour du pot à préjugés. Ca  ne mystifie ni ne démystifie la glèbe,  la raconte, en ne se la racontant pas. Une bombe à fragmentation qui pulvérise le lien qui me retient à mon jardin ixellois. Enfin un vrai écrivain,  ; un couple  vrai qui a pris 30 ans d’avance sur les urbains speedés. Une bombe à retardement, l’éditeur parisien en costume trois pièces ne s’y est pas trompé, vous non plus. Une heure et demie de route de Bruxelles pour un dépaysement total sans mal du pays. 

Des bouquins comme ça j’en fais ma spiruline, ma gelée royale. Elle nous  force à regarder autrement. Mon extrait préféré : « aux origines »,  récit  flaubertien d’une séance de vente publique entraînant leur sortie définitive de Bruxelles ; coup de maillet du destin : « adjugé ». Ma phrase préférée : « à planter nos outils dans la terre, nous sommes devenus intimes avec elle. La mort peut venir, et nous semblera belle. »

Marc Guiot
 

"Quel bonheur, ce we, d'avoir lu ton Ici en étant dans un Ailleurs que mon Ici. Tu me suis?
J'étais moi aussi à la campagne, dans un lieu très, très calme, à Dourbes, près de Nismes, Mariembourg.

Donc ce que tu écrivais m'a parlé de façon amplifiée.

Ce sont des perles, des petits bijoux ciselés. Bravo. Un régal vraiment.
J'espère que tu en auras le retour très mérité et pas du tout pléonastique qu'il mérite."

Pascal Graulus

Dans le train j'ai commencé avec plaisir Ici . J'aime ton écriture incisive, ferme et rieuse; ta manière d'observer sans cynisme. Ces textes brefs à la Delerm ouvrent un chemin en terre lointaine, celle de l'autre, le différent. Ils suggèrent un déplacement de pensée, très fécond. Je trouve à Ici des allures de Montesquieu  Comment peut-on être Persan, Ici? - un style enlevé, un regard aiguisé. Colette Nys-Masure

Bonjour,

De longue date, vos mails me parviennent. Comment? Par qui? Je l'ignore. Mais jusqu'ici, je les ai eux aussi ignorés en même temps que les autres, tous les autres, qui germent chaque matin dans ma boîte mail et en tapissent désormais le fond. Pas envie de bruits. Et surtout pas de mots qui font du bruit. Même en campagne, où je me suis moi aussi retirée, l'ennui peine à s'installer. Ma tour de silence est chaque jour à reconstruire. Donc, non, ouste les mails! Maigre vengeance en regard de mon impuissance face au reste.

Et puis, voilà, ce titre. Bref et sifflant comme celui du roitelet huppé qui niche bien caché dans mes sapins. Un titre miroir de Là-bas, un village à deux pas...d'ici. Et le doigt levé sur le clic droit, je suspend. Et je lis...et je lis... Et ces mots-là me font soudain espérer l'air et le silence silence que je cherche. Un clic vers l'avant-propos et l'espoir s'affermit. Alors zou, merci amazon (même s'il vaudrait mieux ailleurs...tsss....encore un bruit). Je préguste, donc le plaisir de m'enfoncer dans vos pages. Rien, alors, j'en suis certaine, ne percera le silence qui alentour se fera.

Merci de vous être obstinée jusqu'à moi.

Pascale De Visscher http://pascaledevisscher-home.skynetblogs.be



 

 

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