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DE L'AUTRE COTE (subventionné)

La genèse :

Depuis les attentats de Paris, après ceux de Bruxelles, et d'ailleurs, depuis ces nouvelles désastreuses au sujet des réfugiés

et la radicalisation de certains de nos jeunes, un constat d'impuissance et une question s'est posée à moi, comme à beaucoup d'entre nous :

- Qu'est-ce que je peux faire ?

-Inviter des écrivains issus de l'autre côté de la Méditerranée, des écrivains «migrants », pour rencontrer les étudiants de notre région et leur donner une image du migrant plus humaine que celles que diffusent les médias.

La rencontre avec Yahia, à l’école Ste Anne de Florenville, était spontanée, à peine préparée, et c'est ce qui a fait, je pense, qu'elle a été merveilleusement reçue. Que cet homme qui a vécu la guerre d'Algérie, qui a connu la faim, qui a vu son père au sol sous la botte d'un soldat français, qui a réchappé d'un attentat dans son école, qui a fait de la prison sans pour autant se faire arracher les ongles comme ce fut le cas pour d'autres la semaine qui suivit, s'en soit aussi bien sorti est une image positive pour eux. Cet auteur puise sa source de joie et son amour des autres dans les injures et les injustice de l'histoire par lesquelles il est passé. Du plomb à l'or, tout un travail d'alchimiste qui lui a pris des années. Yahia fait partie de ces écrivains voyageurs qui font voler en éclat l'idée d'une identité strictement limitée à une nation.

Avec le soutien du Fonds d’aide à la création radio de la Fed. Wallonie-Bruxelles

Yahia Belaskri

Après Yahia Belaskri, Abdelkader Djemaï est également venu à la rencontre des étudiants de l’école Ste Anne de Florenville ainsi que ceux de l'athénée d'Izel. 

Abdelkader Djémaï : 

Je suis vraiment heureuse d'avoir entendu l'émission avec Yahia Belaskri. Quel chouette bonhomme et je comprends qu'il touche par sa simplicité et par son message d'amour car que quelqu'un puisse exprimer ainsi qu'il est amoureux, qu'il les aime, ces gamins. J'aime aussi le montage de ces deux moments. Merci pour ce beau moment.

Martine D.
© Les Grands Lunaires, 2017